Pourquoi ne cité-je pas?

Vous remarquerez peut-être que je ne cite pas dans des textes qui pourtant appelleraient à des citations s’il s’agissait là d’un travail d’universitaire. Eh bien, je ne cite pas précisément parce que je ne veux pas reproduire le modèle de l’université dans ce blog. Ce blog est pour de la nouveauté et, en ce sens, il divorce de vieilles normes.

Quand fut la dernière fois que nous avons changé le futur ? Ce n’était pas à l’invention de l’iPhone, mais il y a 2024 ans en Judée. (Et vous n’avez qu’à relire les Évangiles pour voir que nul n’est besoin d’inclure des références pour fonder une nouvelle religion et ce, même si on cite directement une autre source.) En effet, il n’y avait rien de neuf pour le futur dans la nouvelle technologie de l’iPhone. Ce n’était qu’une modification du présent.

Le futur se dirige toujours dans la même direction depuis l’avènement du christianisme. Ça prend de la prophétie pour changer le futur, et non de la science ou de la technologie.

Puis-je alors être accusé de plagiat ? Oui, mais ça n’est d’aucune importance. Ceux qui savent que je paraphrase savent de qui il s’agit. Et ceux qui sont intéressé à en lire plus sur le sujet ne trouverons pas dans les sources une continuité avec ce qui est fait. D’ailleurs, en tout honnêteté, je n’ai que rarement trouvé dans les œuvres citées quelque chose que je trouvais vraiment intéressant et lié à l’oeuvre qui le citait. Ensuite, on choisit la citation pour le travail qu’on veut faire: ce n’est pas la citation qui choisit le texte, c’est l’auteur qui choisit ses citation. Et je choisis de m’en passer le plus possible, car mon offre est unique : Il n’y a pas de département de prophétie à l’université. Et je n’ai jamais entendu ou lu ce qu’il m’a été donné de découvrir.

Et puis, les citations ne servent pas à grand-chose lorsqu’on n’a rien à prouver en tant qu’”académique”. Je ne le suis pas et j’en suis fier. Je ne vais pas importer leurs normes stupides du savoir-marchandise, où il faut dire qui a dit quoi pour s’assurer que tout le monde ait sa part du gâteau. Ce n’est pas l’ethos de la recherche scientifique, son ethos est communiste. C’est en mettant le savoir en commun qu’on arrive à des percées. Le modèle actuel est freiné par la structure capitaliste : et je compte l’ignorer autant que possible.

Aussi. Je ne suis pas ici pour dialoguer avec les experts. Ils peuvent me citer s’ils veulent interagir entre eux sur ce que je dis, mais moi, je les met au banc des accusés: l’expertise, c’est beaucoup de sophisting. Ils se ressemblent tous. Ils parlent de la même manière. Ils sont rentrés dans un moule, ils ont acquis la forme qui prime dans les faits sur le fond. Et ils ont fermé l’agora au public : maintenant les débats sont porte-close. Et moi, pauvre proto-Socrate, n’a nul part où discourir.

Imaginez-vous donc que le savoir aujourd’hui est structuré de telle manière qu’un citoyen lambda ne pourrait en faire : il n’aurait pas accès aux derniers articles car ça coûterait trop cher à un individu de se les procurer légalement, il n’est pas tenu informé des événements intellectuel, et encore moins y aurait-il une place faite pour lui s’il décidait d’y participer. Donc s’il faut “prendre part au débat” ou “être en discussion avec les autres chercheurs”, eh bien, sachons que cette norme ne sert qu’à renforcer leur conversation en huis clos. Je dis bien leur conversation puisqu’elle n’est pas, et ne cherche pas, à être inclusive.

Pour ma part, et pour finir, je crois que parmi tous les scientifiques de la physique qui attendent un Einstein pour venir corriger le paradigme de la physique, eh bien il n’y a pas un seul Einstein ! Ce que j’ai vu des départements d’université, ce sont des professeurs qui invalident leurs étudiants jusqu’à ce qu’ils parlent comme eux. C’est plus une vaste entreprise d’invalidation qui forme des chercheurs… mais nul doute qu’il n’en sort pas souvent des trouveurs.

Je ne reproduis donc pas ici la formule “testée et prouvée” de l’université. Je prends celle-ci qui n’est ni testée ni prouvée, qui se permet même de se contredire (car la loi de la non-contradiction, c’est de la bullshit et j’y reviendrai dans un prochain article) et je vous souhaite de bonnes lectures.


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