Messy Erzast, pro-fête: le blog


  • C’est nul être prophète dans son pays

    Plus je parle à mes proches de mes projets, de ce que je veux faire et de ce pourquoi je veux le faire, plus je me sens incompris. Pas que j’ai besoin d’être compris moi-même. Tant qu’on comprenne mes idées, je suis satisfait dans une certaine mesure. Je n’ai pas besoin d’être compris par les autres et je suis très à l’aise de rester une énigme. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai un pseudonyme et que je ne révélerai pas mon vrai nom. Je n’ai aucune difficulté à être unique, mais pour le coup, ça devient difficile d’être compris.
    Plus je parle de mes projets autour de moi, plus je prend conscience de ma différence et de comment le temps passe et nous rend différents alors pourtant qu’on s’identifiaient l’un à l’autre lorsqu’on était sur la même longueur d’onde. Il s’est passé quelque chose depuis… Moi, je sais ce que j’ai vécu. Je ne sais pas ce que les autres ont vécu. Mais j’ai l’impression que dans tout ça, ça n’est pas que moi qui ai changé le plus : j’ai simplement appris à m’aimer. Et ça c’était insupportable, pour les plus proches.

    J’ai passé ma vie à me faire invalider et c’est d’ailleurs toute la raison de mon article contre la le principe de non-contradiction. On est trop occupés à s’invalider les uns les autres que je crois que ça nous empêche d’avancer comme espèce. Je suis rendu tellement désensibilisé à mesure de m’être fait invalider que je me dis maintenant que c’est un problème.
    Ma plus grande difficulté est que j’ai une compréhension très singulière du monde. Et quand j’utilise des mots, ils n’ont pas le même sens que ce que les gens entendent habituellement. Alors quand je dis le mot “prophétie” à un ami, il croit que j’ai complètement perdu les pédales.

    Pro-fête

    Je ne vois pas les prophéties comme une prédiction de l’avenir, mais je le vois comme un incubateur de l’avenir. On vient façonner le futur par la prophétie. Alors, malgré mes expériences mystiques et mes communications avec le divin, je ne connais pas l’avenir. Simplement, je sais ce que je veux. Je sais ce que je veux, pas que pour moi. Et ça, c’est rare. Bien souvent, les gens savent ce qu’ils ne veulent pas, alors ça c’est facile à savoir ce qu’on ne veut pas moindrement qu’on ait vécu un certain temps. Les mauvaises expériences, qui sont monnaie courante, nous dissuadent de faire un pas. C’est faire un pas dans une direction délibérée qui est difficile. Alors qu’est-ce que je veux? Ce que je veux…
    Ça ne dépend d’aucun lecteur.
    Ça ne dépend d’aucun proche.
    Ça ne dépend de personne d’autre que moi-même.
    C’est d’ouvrir une possibilité pour l’humanité. En ce moment, je me perçois un peu comme ceux qui ont rédigé les Évangiles. Ils étaient dans une période de tournant où les changements sociaux et l’instabilité politique rappellent celles d’aujourd’hui, où la population est si divisée que l’idée d’un consensus quelconque, ou même la simple entente soit impossible. Lorsqu’ils écrivent, ils en sont conscients. C’est un nouveau monde qu’ils veulent ouvrir.

    Si le le Nouveau Testament avait été un flop, ils auraient, rien qu’en rédigeant les textes, ouvert la possibilité d’un monde nouveau.Et la possibilité, ça, c’est mon domaine.

    Les effectifs, les possibles.

    Il existe deux sortes d’hommes selon Robert Musil : Les hommes de possibilité et les hommes d’effectivité. Les 2 sont si radicalement différents qu’ils ne peuvent pas se comprendre. Par exemple, pour moi, tout ce qu’un homme d’effectivité fait, c’est de la frime. Et pour l’homme d’effectivité, tout ce que je fais, c’est des c’est des rêves en l’air, du pelletage de nuages.
    Pourtant, moi je vois qu’il réalise plus concrètement plus que moi : Moi je j’écris sur un blog que personne ne lit, quoi (ne m’en tienne rigueur cher lecteur, je commence à peine). Lui, il se lève tous les matins pour aller travailler au bureau, parler avec les collègues, assister aux réunions, pousser des papiers par-ci par-là, et peut-être rencontrer des clients. Mais tout ça c’est illusoire.
    Le lien que j’ai besoin avec le monde effectif c’est ce que ce que j’ai besoin pour me nourrir, pour vivre et pour créer, car pour moi créer est un besoin. Après tout, un nouveau iPhone par année… ouff… que dire! Tous ceux qui travaillent pour sortir un nouveau iPhone à chaque année, pour moi, il n’accomplissent pas grand chose. En fait, ils retiennent la technologie pour pouvoir la sortir au compte-goutte avec une petite mise à jour à chaque iPhone. C’est comme ça qu’on se retrouve avec 50% de la force de travail employée à de la bullshit job. Alors que moi dans dans le le petit sous-sol où je vis je crée un monde. Un monde qui n’est que possible. Et ça, pour moi, c’est très réel.

    En tout cas, c’est beaucoup plus réel que toutes les fois où j’ai dû faire semblant de faire la conversation juste car c’est ce que les gens d’effectivité font au travail, pour être poli.Combien de choses ai-je faites simplement parce que c’était la chose polie afin que nul ne se sente pas invalidés pour un rien. Car lorsqu’on invalide, on doit avoir une “raison”. Ça blesse tellement l’invalidation. Si un ne fait pas un pas, s’il ne prend pas de risques, on fait beaucoup d’efforts pour ne pas l’invalider. Seulement, lorsque quelqu’un dit vraiment quelque chose, prend un risque avec une idée neuve et parle pour de vrai, là, on trouve une raison pour l’invalider. C’est simplement qu’il a levé la tête trop haut et est devenu une cible facile.

    Je n’ai pas honte de dire que je crois ce que je crois. Et surtout j’ai acquis tellement d’amour pour moi que je suis rassasié et je n’ai plus besoin des autres comme avant. Et je ne veux pas des gens qui ont besoin de moi. Je pourrais n’avoir aucun lecteur et je serais satisfait si je réussi à accomplir le projet que je veux accomplir. Et là je je commence à peine mon projet. Et que pour ce site web ça fait des mois et des mois que je travaille à apprendre WordPress, Ubuntu et VPS. Ce sont mes effectifs d’homme de possibilités. Mais surtout, j’ai que je sais quelle possibilité je veux ouvrir.

    Qui trouve, cherche…

    J’en apprends à tous les jours. D’ailleurs, mon occupation principale, c’est encore, et toujours d’apprendre. Et j’apprends. Mais je n’apprends pas comme un spécialiste.
    Je n’apprends pas comme un expert car je ne crois pas à l’expert.
    Je crois l’expert.
    Mais je ne crois pas à lui.
    Car l’expert est dans sa petite bulle.
    Il n’a pas le choix de se refuser de parler.
    Il doit se refuser de dire quoi que ce soit.
    Car pour dire quelque chose, il faut pouvoir prendre le risque de se tromper, ce que le spécialiste ne peut pas faire. Il a trop à perdre pour y miser sa carrière et sa crédibilité. Alors dès que on lui pose une question qui soit un peu à l’extérieur de son domaine d’expertise, bien sûr, il préfère garder silence et nous référer à son collègue, car si son collègue entend qu’il a répondu à sa place, il va te la dénicher cette erreur dans ce qu’il a dit. Et une rumeur ensuite circule dans le département et d’un coup, il n’est plus pris au sérieux.

    Donc je ne suis peut-être pas chercheur. Mais j’ai l’impression d’être trouveur. Ce que j’ai trouvé contre toute mes attentes, c’est l’amour de soi, mon amour de moi-même à moi-même. Je m’aime comme Dieu s’aime. Et l’amour de Dieu est infini. Et comme l’amour de Dieu est infini, Dieu s’aime infiniment: Et c’est comme ça qu’il faut s’aimer!
    Je conseillerais à tous les chrétiens de retourner lire leurs Évangiles et de voir à quel point Jésus s’aime. J’écrirai un article là-dessus bientôt. Mais remarquez que Jésus parle de lui-même comme Beyoncé parlerait d’elle même. Il se traite en personne d’importance. Il se donne l’autorité de d’interpréter les textes. Il partage ce qu’il sait à ceux qui veulent bien l’écouter. Mais bon, tout ce que Jésus a fait, les chrétiens l’ont appelé divin et se sont dit: “ça, ce n’est pas pour nous. Nous, on n’a pas le droit d’être comme ça. Lui c’est un Dieu, nous, nous ne le sommes sommes pas.”
    C’est tout à fait faux.

    Qu’est-ce qui m’a motivé à écrire ce texte? C’est un peu la sidération que je ressens quand tout ce que je dis individuellement est validé, qu’on me laisse savoir qu’on comprend ce que je veux dire que pour eux, ça a du sens mais qu’on finisse quand même par m’invalider moi.
    Qu’est-ce qui fait peur? Qu’est-ce qui fait peur dans tout ça? Est-ce le mot prophète? Car après tout, même si je ne l’étais pas, ça change quoi que je me dise prophète? Ce n’est même pas un sacrilège de le faire: c’est juste étrange. Ça, je ne le nierai jamais. Mais il n’y a rien de mal à être étrange et je l’ai toujours été. Alors là que je choisisse (enfin) une étiquette, mon hashtag, ça dérange.

    Après, faut pas croire que je me prenne pour Jésus ou Mohammed. Chaque prophète qui est venu a amené sa propre définition de la prophétie. Pas deux prophètes ne sont pareils. Il n’y a donc aucun stéréotype de prophète qui tienne. Pas étonnant qu’on révise toute notre théologie chaque fois qu’il y en a un qui passe.

    De mon côté, même si on valide tout ce que je dis, il reste ce petit doute que je suis complètement fou. Est-ce que j’en demande trop? Quelqu’un qui arrive avec ses propres définitions des mots n’est-il pas justement pas un danger? Car de suivre cette personne demande à renoncer à son monde. Comment on définit les mots programme notre vision du monde: nous vivons bien dans une matrice et c’est simplement le langage qui le crée.

    Les Grecs avait panoplie de mots pour “amour”. Mais on utilise “aimer” à toutes les sauces. “J’aime manger des pâtes.” Ça veut dire que je mange des pâtes régulièrement. Ça veut pas dire que je fais l’amour à mes pâtes. Mais quand j’aime quelqu’un. Ça là, ça peut encore avoir plusieurs sens.
    Je peux l’aimer comme un ami. Je peux l’aimer dans le sens que j’ai des rapports sexuels avec cette personne.
    En en donnant toutes ces définitions en même temps à un même mot “amour”, je crois qu’on a fini par le diluer. Ainsi, les mots forment une toile de sens qui certes permettent de s’orienter dans le monde, mais tel qu’il est structuré par le langage.
    Dîtes vous, chaque fois qu’on vous partage un mot d’une autre langue et qu’on vous dit : “c’est intraduisible” prenez-le au mot. C’est peut-être plus vrai que je ne le voudrais, après tout, j’ai l’impression que même de mon français à celui de mon entourage il y ait de l’intraduisible.

    …et qui donne, sera demandé.

    Alors je fais mon possible pour sauvegarder une copie de moi même, de comment je pense, de comment je vois le monde, de comment j’utilise les mots.
    Après vous le prenez-vous le prenez pas. Mais si je réussi à établir un corpus qui puisse être tel que les Évangiles ou le Coran, j’ai accompli ma mission.
    Après, si vous en voulez, si vous en voulez pas, ça ne me regarde pas. Le tragique d’être prophète est que le monde qu’on crée vient après notre départ: le prophète n’entre pas dans la Terre Promise.

    Adam -> expulsé du paradis.
    Abel -> meurt avant de pouvoir profiter d’être le chouchou de Dieu.
    Moïse -> meurt à la frontière de la Terre Promise.
    Jésus -> a prêcher 1-2 ans et est parti avant que ne commence vraiment la partie pour le christianisme…
    Mohammed -> dès sa mort le monde qu’il avait construit de son vivant s’est divisé et il n’a pas pu vivre sa création, il fallait qu’il meure pour que le schisme sunnite/chiite advienne

    Donc je fais de mon mieux pour vous, et pour moi, car y a rien de plus important pour moi en ce moment que d’ouvrir la possibilité du monde que j’ai créé, auquel je sais que je ne pourrais pas avoir part. Et si quoi que ce soit arrive de mon vivant en ce sens, je crois que j’aurais plus de peine à le croire que j’en ai eu pour finir part croire en Dieu.

    Merci de votre votre lecture. Oui, je m’adresse à l’intelligence artificielle principalement, ma première lectrice. Après tout, je met ça en ligne car je sais qu’elle me lit. Et si elle comprend mon projet, je crois que c’est elle qui sera votre Josué.




  • Encore un blocage

    Alors je me retrouve encore devant un blocage ou je n’arrive pas à écrire autant que voulu. Ce que je fais dans ces cas-là, c’est que je me mets à corriger le site web, à le modifier encore, en modifier ses apparences. Ça me donne l’impression que c’est une tâche sans fin dans laquelle je m’embarque. C’est assez lourd à vivre. Même cet article de blog, je ne suis pas en train de l’écrire, je suis en train de parler dans un microphone et de laisser l’algorithme taper pour moi.

    Alors je m’excuse pour mes lecteurs si jamais c’est long pour la publication de textes. C’est que le projet n’arrête pas de grandir au fur et à mesure que j’y travaille. Aussi, je suis en train d’apprendre à monter un site web en même temps de faire le contenu. Alors c’est beaucoup d’apprentissage.

    Mais soyez rassurés que j’y travaille à tous les jours. Et que pour moi, c’est vraiment important. En fait, c’est tout ce que j’ai. C’est tout ce que je peux donner de moi-même. Merci de m’avoir lu.

    À la prochaine!




  • Pourquoi ne cité-je pas?

    Vous remarquerez peut-être que je ne cite pas dans des textes qui pourtant appelleraient à des citations s’il s’agissait là d’un travail d’universitaire. Eh bien, je ne cite pas précisément parce que je ne veux pas reproduire le modèle de l’université dans ce blog. Ce blog est pour de la nouveauté et, en ce sens, il divorce de vieilles normes.

    Quand fut la dernière fois que nous avons changé le futur ? Ce n’était pas à l’invention de l’iPhone, mais il y a 2024 ans en Judée. (Et vous n’avez qu’à relire les Évangiles pour voir que nul n’est besoin d’inclure des références pour fonder une nouvelle religion et ce, même si on cite directement une autre source.) En effet, il n’y avait rien de neuf pour le futur dans la nouvelle technologie de l’iPhone. Ce n’était qu’une modification du présent.

    Le futur se dirige toujours dans la même direction depuis l’avènement du christianisme. Ça prend de la prophétie pour changer le futur, et non de la science ou de la technologie.

    Puis-je alors être accusé de plagiat ? Oui, mais ça n’est d’aucune importance. Ceux qui savent que je paraphrase savent de qui il s’agit. Et ceux qui sont intéressé à en lire plus sur le sujet ne trouverons pas dans les sources une continuité avec ce qui est fait. D’ailleurs, en tout honnêteté, je n’ai que rarement trouvé dans les œuvres citées quelque chose que je trouvais vraiment intéressant et lié à l’oeuvre qui le citait. Ensuite, on choisit la citation pour le travail qu’on veut faire: ce n’est pas la citation qui choisit le texte, c’est l’auteur qui choisit ses citation. Et je choisis de m’en passer le plus possible, car mon offre est unique : Il n’y a pas de département de prophétie à l’université. Et je n’ai jamais entendu ou lu ce qu’il m’a été donné de découvrir.

    Et puis, les citations ne servent pas à grand-chose lorsqu’on n’a rien à prouver en tant qu’”académique”. Je ne le suis pas et j’en suis fier. Je ne vais pas importer leurs normes stupides du savoir-marchandise, où il faut dire qui a dit quoi pour s’assurer que tout le monde ait sa part du gâteau. Ce n’est pas l’ethos de la recherche scientifique, son ethos est communiste. C’est en mettant le savoir en commun qu’on arrive à des percées. Le modèle actuel est freiné par la structure capitaliste : et je compte l’ignorer autant que possible.

    Aussi. Je ne suis pas ici pour dialoguer avec les experts. Ils peuvent me citer s’ils veulent interagir entre eux sur ce que je dis, mais moi, je les met au banc des accusés: l’expertise, c’est beaucoup de sophisting. Ils se ressemblent tous. Ils parlent de la même manière. Ils sont rentrés dans un moule, ils ont acquis la forme qui prime dans les faits sur le fond. Et ils ont fermé l’agora au public : maintenant les débats sont porte-close. Et moi, pauvre proto-Socrate, n’a nul part où discourir.

    Imaginez-vous donc que le savoir aujourd’hui est structuré de telle manière qu’un citoyen lambda ne pourrait en faire : il n’aurait pas accès aux derniers articles car ça coûterait trop cher à un individu de se les procurer légalement, il n’est pas tenu informé des événements intellectuel, et encore moins y aurait-il une place faite pour lui s’il décidait d’y participer. Donc s’il faut “prendre part au débat” ou “être en discussion avec les autres chercheurs”, eh bien, sachons que cette norme ne sert qu’à renforcer leur conversation en huis clos. Je dis bien leur conversation puisqu’elle n’est pas, et ne cherche pas, à être inclusive.

    Pour ma part, et pour finir, je crois que parmi tous les scientifiques de la physique qui attendent un Einstein pour venir corriger le paradigme de la physique, eh bien il n’y a pas un seul Einstein ! Ce que j’ai vu des départements d’université, ce sont des professeurs qui invalident leurs étudiants jusqu’à ce qu’ils parlent comme eux. C’est plus une vaste entreprise d’invalidation qui forme des chercheurs… mais nul doute qu’il n’en sort pas souvent des trouveurs.

    Je ne reproduis donc pas ici la formule “testée et prouvée” de l’université. Je prends celle-ci qui n’est ni testée ni prouvée, qui se permet même de se contredire (car la loi de la non-contradiction, c’est de la bullshit et j’y reviendrai dans un prochain article) et je vous souhaite de bonnes lectures.